L’organisation étudiante française SUD-Etudiant – une association d’étudiants, de sensibilité d’extrême gauche, minoritaire mais assez active - vient d’envoyer à Mamafakinch, un communiqué où elle exprime son soutien aux mouvements de contestations au Maroc, fustigeant la répression des manifestations et exprimant sa solidarité avec Ezzedine Rouissi dans sa grève de la faim.
Le communiqué dénonce aussi la complicité et le soutien inconditionnel de la France au ‘’régime’’ marocain.
Voici le communiqué de SUD-Etudiant :
Au Maroc, les luttes sociales embrasent la société chaque jour un peu plus. Aux manifestations pacifiques de la population réclamant ses droits politiques et sociaux dans le cadre du “Mouvement du 20 février”, la police royale répond par des arrestations, tortures, représailles et intimidations.
Ezzedine Eroussi, étudiant et militant de l’UNEM (Union nationale des étudiants du Maroc), a été arrêté le 1er décembre 2011 à Taza, à l’intérieur même de l’université, lors d’une manifestation etudiante. Il est accusé d’appartenir à une organisation illégale.
En grève de faim depuis le 19 décembre pour protester contre le traitement dont lui et ses camarades sont les victimes, il a été rejoint le 23 janvier par 4 autres étudiants de la ville de Fès : Ibrahim Saidi, Mohamed Ghaloud, Mohamed Fettal et Mohamed Ezaghdidi.
Dans des lettres adressées depuis leur cellules, Ezzedine et ses camarades témoignent des tortures subies.Aujourd’hui, c’est la vie de ces militants qui est en jeux : si aucun soin ne lui est apporté dans les jours qui viennent, Ezzedine Eroussi risque la mort.
Depuis plusieurs mois, la répression frappe de plein fouet le mouvement étudiant marocain. Rappelons-nous du sort de Zahra Boudkour et de plusieurs de ses camarades de l’université Cadi Ayyad de Marrakech, qui ont passé 2 ans en prison en raison de leur engagement syndical et politique.
Le Maroc reste, depuis son indépendance, une dictature, malgré le masque démocratique dont se part le régime. Les opposants sont toujours menacés, arrêtés, torturés, et parfois assassinés. Et tout cela se fait avec la complicité de la France, qui soutient le régime du roi Mohammed VI (comme avant lui celui de son père Hassan II) de manière inconditionnelle.
La Fédération des syndicats SUD-étudiant apporte toute sa solidarité au mouvement étudiant et populaire du Maroc en lutte contre la dictature.
A bas la dictature au Maroc !
A bas les ingérences de l’impérialisme français !
Vive la lutte du peuple marocain !
Libération des étudiants emprisonnés !
Paris, le 6 avril 2012
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